L’Angleterre met fin à l’exil du fondateur de Wikileaks dans l’ambassade de l’Équateur à Londres

Il est mis fin à l’exil controversé du fondateur de Wikileaks dans les locaux de la représentation diplomatique de l’Équateur à Londres. Ce jeudi 11 avril, Julian Assange a été retiré de force par six policiers en civil de l’ambassade équatorienne puis conduit au poste de police. L’arrestation fait suite à une sortie médiatique du nouveau président équatorien, Lenín Moreno, élu en 2017. Le chef de l’État qui a lâché l’activiste justifie cette décision par des « violations répétées des conventions internationales et des protocoles de la vie quotidienne. »

Depuis sept ans, Julian Assange, activiste politique d’origine australienne s’est retranché dans l’enceinte de l’ambassade de l’Équateur à Londres, craignant pour sa vie alors qu’il est recherché par les autorités suisses dans une affaire d’un présumé délit de viol. Bien que cette affaire a été classée, le fondateur de Wikileaks n’est pas sorti de l’ambassade de peur d’être extradé vers les États-Unis qui le réclament pour ses révélations scandaleuses.

La police de Londres a fait irruption dans les locaux de l’ambassade aussitôt après les remarques du président de l’Équateur. Pour la police, cette interpellation a été faite en vertu d’un mandat de juin 2012 délivré par le tribunal londonien de Westminster, pour non-présentation au tribunal, ainsi que d’une « demande d’extradition américaine. »

De par le monde, cette arrestation musclée a suscité de vives condamnations et soutiens en faveur du fondateur de Wikileaks. Pour l’ex-président équatorien, Rafael Correa, son successeur Lenín Moreno, est un « traître », notamment pour avoir mis fin à l’exil du lanceur d’alerte.

N DJAMENA 24

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