La Tribune : Zène Bada est mal placé pour donner des leçons de gouvernance

La réplique de Zène Bada, le Secrétaire général du Mouvement patriotique du salut (MPS), prouve une fois de plus que le régime actuel ne désire pas l’alternance démocratique et néglige les lois, même les plus fondamentales.

Les États-Unis n’ont pas tort de rappeler ceux qui gouvernent le Tchad à l’ordre. Au lieu donc de s’en prendre au communiqué du 7 juin de la représentation diplomatique américaine à N’Djamena, il aurait été plutôt sage d’adopter une posture de réserve.

Il n’est un secret pour personne que le climat politique au Tchad est dégradant. Depuis presque 30 années maintenant que le MPS de Deby et Zène Bada est aux commandes et use de toutes les manœuvres pour se maintenir au pouvoir contre vents et marées. Contre aussi, la volonté de la majorité du peuple tchadien.

Dans un pays normal, la liberté d’expression, même s’il s’agit de critiquer le pouvoir, comme l’avait indiqué l’Ambassade des États-Unis, est un droit basique de tous les citoyens sans distinction aucune. Or, depuis quelques années maintenant, les manifestations pacifiques même sont systématiquement interdites pour des raisons soi-disant sécuritaires, alors que le MPS et ses alliés s’organisent et tiennent des manifestations encadrées par les forces de sécurité, payes par les contribuables tchadiens. Et qui, devraient donc assurer ce même service à la société civile et l’opposition. Faudrait-il rappeler cela au Secrétaire général du MPS ?

Dit-il « le Tchad est un pays souverain. La position du MPS est officielle : nous ne recevons aucune injonction des officines étrangères. »

Quel paradoxe ! Souverain alors, il faudrait donc aussi s’assurer sa propre survie au lieu de solliciter la France pour neutraliser des mouvements politico-militaires. 

D’ailleurs les Etats-Unis se sont adressés au gouvernement tchadien et non le MPS, il faut ainsi, laisser les autorités compétentes réagir. Mais pour dire quoi du moment où tous savons que le constat de l’Ambassade n’est qu’une triste réalité .

NDJAMENA 24 | Fils du Tchad 

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