Hommage à la Femme Tchadienne : de N’Djamena à la CAF et FIFA, portrait d’une grande dame juriste du milieu des affaires et du sport

Le destin a voulu que ce soit un 12 février 1983 que soit née Achta Mahamat Saleh dans la capitale tchadienne, N’Djamena.

Aujourd’hui experte en Droit des Affaires et Droit du Sport, son parcours commence d’abord à l’école Thilam Thilam de N’Djamena où elle est inscrite au primaire. La suite, Achta Mahamat Saleh la poursuit en France.
C’est à l’Université de Bordeaux IV qu’elle entame ses études supérieures couronnées en un premier temps par un diplôme de Licence en Droit des Affaires Internationales. Puis, un second diplôme universitaire, notamment le Master 1 dans la même filière, toujours à Bordeaux IV. Très passionnée par les études, elle décide de franchir une nouvelle étape en se dotant en 2007 d’un diplôme de Master 2 à l’Université Sorbonne Paris II, à travers l’Institut de Droit des Affaires Internationales (IDAI) au Caire.

Pour cette jeune dame tchadienne, munie de qualités exceptionnelles et expertises indispensables pour le monde des affaires, une carrière radieuse sera la suite logique après son passage dans les grandes universités françaises.

En effet, la vie professionnelle pour Achta Mahamat Saleh commence bien avant la fin de son deuxième Master. En 2006, elle exerçait déjà à la Confédération Africaine de Football (CAF) en qualité de Manager pour le Projet de développement « Contrat avec l’Afrique ». Poste qu’elle occupe durant deux années avant de rejoindre, aussi pour une durée de deux années, la Fédération Internationale de Football Association (FIFA) pour le rôle de Juriste Conseil, à Zurich en Suisse.

Une fierté pour le Tchad au-delà de ses frontières, le savoir-faire d’Achta Mahamat Saleh ne passe pas inaperçu et malgré les nombreuses opportunités internationales à sa disposition, elle quitte la FIFA pour le Tchad, car nostalgique, Achta Mahamat Saleh souhaite désormais évoluer dans son pays d’origine. De retour au Tchad, en 2011, elle rejoint la Société Tchadienne des Eaux (STE). 
Chef du Département des Affaires juridiques et du Contentieux, elle exerce au niveau de ladite société pendant six années. En marge de ces fonctions, Achta Mahamat Saleh sera aussi Associée-Gérante au Cabinet Juridique International (CJI) en 2011.

Après la STE, celle qui brille par son expertise juridique est nommée au Conseil constitutionnel du Tchad en qualité de Conseillère. Cela en 2017.

Pour Achta Mahamat Saleh, les carrières ne cessent de se succéder l’une après l’autre. Femme battante, laborieuse et surtout passionnée par son domaine d’étude et le sport, elle se rend de nouveau disponible lorsque la CAF la sollicite en 2018 pour les fonctions de Directrice des Affaires juridiques au siège de ladite organisation panafricaine en Égypte.

Malgré les nombreuses responsabilités qui pèsent sur sa personne, elle ne renonce jamais aux engagements associatifs pour la cause féminine, le sport, la jeunesse et la foi. Achta Mahamat Saleh rejoint alors l’association Africa Femmes Performantes en tant que membre. Mais aussi l’association Voix de la Femme, l’Union des Femmes Musulmanes du Tchad, ainsi que l’association Women in Sports Law (WISLAW).

Outre ses engagements, Achta Mahamat Saleh, dans son temps libre, se laisse séduire par la lecture. Une activité qu’elle aime énormément, confie la juriste tchadienne à NDJAMENA 24. « La lecture ça change la vie » indique celle qui parle le français, l’anglais et l’arabe. Bien évidement, elle est aussi fan du football.

À la question de savoir quels conseils elle donnera à la jeunesse et gent feminine, Achta Mahamat Saleh, évoque sans nul doute la nécessité du travail bien fait et le développement personnel d’un caractère fort, toutefois humble et solidaire. « Il est important de travailler sur soi-même, une fois que nous nous améliorons, notre vie s’améliore. N’oublions toujours pas d’être des bonnes personnes, ayant un esprit positif. Lorsque nous rendons la vie belle autour de nous, la vie nous le rendra de même. »

En dépit de ses nombreux voyages, séjours et opportunités à l’extérieur, Achta Mahamat Saleh n’oublie jamais d’où elle vient. « J’aime profondément mon pays et malgré mes différents déplacements, mon cœur reste toujours au Tchad. Je souhaite à mes frères et sœurs l’épanouissement et la tranquillité du cœur. » conclut la fonctionnaire internationale au service du Tchad, de l’Afrique et du monde.

NDJAMENA 24

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