Du rêve au cauchemar : après la chute d’Oumar el-Béchir, l’armée soudanaise s’en prend aux manifestants

C’est grâce à un appui décisif de l’armée que les manifestants soudanais ont pu éjecter le régime el-Béchir le 11 avril dernier, après un règne autocrate de 30 années.

Au départ, l’armée était aux côtés du peuple, mais depuis le 3 juin, un changement brusque de comportement de la même armée censée être au service au peuple a entrainé à plus d’une centaine de morts et 500 blessés.

Pour camoufler son atrocité, le Conseil militaire de transition, une fraction de l’armée au pouvoir depuis la chute du régime el-Béchir, est accusé de jeter des corps sans vies dans le Nil. Les victimes auraient été brutalement tués lors d’une opération de déguerpissement entamer par l’armée depuis le 3 juin afin de disperser la foule qui campe toujours devant son siège à Khartoum.

Après la chute d’Omar el-Béchir, arrêté et mis aux arrêts par le Conseil militaire de transition, les manifestants réclamaient le transfert du pouvoir aux civils et la dissolution des services de renseignements autrefois fidèles au régime déchu.

Mais l’armée s’accroche toujours au pouvoir et préconise le partage des fonctions, avec pour elle la grande part des postes.

Ainsi donc du rêve au cauchemar s’est plongé le Soudan. Depuis le début de la répression des civils par l’armée, lundi 3 juin, les services de communication du pays sont amputés.

NDJAMENA 24

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