Des chefs miliciens devant la CPI pour crimes sur des Tchadiens en RCA

La Cour pénale internationale (CPI) a confirmé les « charges des exactions commises sur des Tchadiens par des soldats et milices centrafricains », a appris NDJAMENA 24 de source gouvernementale.

Lors d’un point de presse, cette information est confirmée par le président du Collectif des associations de défense des droits de l’Homme pour la Défense des victimes tchadiennes de la guerre en RCA, Mahamat Digadimbaye.

La guerre en RCA entre forces gouvernementales et milices a fait plusieurs milliers de victimes, réfugiés et déplacés vers le Tchad voisin. 

Coincés entre violents affrontements et mépris pour le rôle présumé de l’armée tchadienne dans le conflit aux côtés de la Seleka, beaucoup de Tchadiens ont fui la RCA pour regagner leur pays d’origine. Parmi eux, des personnes qui se disent victimes d’atrocités.

Aussitôt, le Collectif tchadien a engagé des poursuites visant des hautes personnalités centrafricaines, y compris les anciens chefs d’État, François Bozizé et Michel Djotodia. 

Le 16 mars dernier, ainsi s’entament au Tchad les auditions des victimes, une procédure encadrée par la CPI en question.

Au moins 3 000 morts, dont 13 Tchadiens et des milliers de réfugiés 

Le conflit centrafricain, dit la 3e guerre civile du pays, a été déclenché en 2013, suite à des fortes tensions politiques, mais aussi de nature confessionnelle, opposant Michel Djotodia, largement soutenue par la milice musulmane, Seleka, et François Bozizé, bénéficiaire du soutien d’une autre milice majoritairement chrétienne, surnommée Anti-balaka.

Selon l’Organisation des Nations unies (ONU), du 5 décembre 2013 au 14 août 2014, quelque 3 000 personnes sont mortes et plus d’un million déplacés par le conflit. Parmi les victimes, 13 Tchadiens tués et des centaines retournés au Tchad. 

Il s’est déroulé donc au siège de la CPI, à la Haye aux Pays-Bas, du 19 au 27 septembre dernier, l’audience de confirmation des charges.

Deux anciens chefs Anti-balaka inculpés par la CPI 

Pour Mahamat Digadjimbaye, « la chambre préliminaire II de la Cour Pénale Internationale, a trouvé des motifs raisonnable sur la base du rapport du procureur, de croire que Patrice Edouard Ngaissona et Alfred Yekatom (pour leur rôle au sein de la milice Anti-balaka, ndlr) seraient responsable d’avoir commis de crimes contre l’humanité et crimes de guerre. »

NDJAMENA 24

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