Au Tchad, l’administration publique et les formations politiques embrassent graduellement l’ère des réseaux sociaux

Au Tchad, les réseaux sociaux et globalement Internet ont connu une hausse en nombre d’utilisateurs actifs ces derniers temps… dans l’administration publique. La cause, les autorités sont obligées de répondre aux plaintes des citoyens, qui récemment font de plus en plus recours aux réseaux sociaux pour exprimer leur ras-le-bol. Mais aussi, il faut rendre beaucoup plus accessible le Tchad virtuel à l’ère des nouvelles technologies de communication.

Jeudi 17 octobre, deux jours seulement après la lettre ouverte d’un usager qui a promis de traduire en justice la compagnie nationale, Tchadia Airlines, pour négligence vis-à-vis de ses clients qui sont obligés de voyager dans un Bombardier usé, l’entreprise étatique est sortie de son silence pour rassurer ses usagers à travers un communiqué officiel. Un communiqué non-signé qui ne porte aucun nom d’une responsable de la compagnie, mais pour certains, c’est déjà un pas dans le sens des relations publiques à travers les réseaux sociaux.

Cette hausse dans l’utilisation des réseaux sociaux est d’une part aussi due à la levée de la censure sur Internet qui a duré plus de douze mois. 
Des chefs de partis politiques font aussi recours aux réseaux sociaux afin de livrer rapidement leur message au lieu de plaidoyer pour quelques minutes de couvertures médiatiques sur la télévision publique, Télé Tchad, ou encore la radiodiffusion nationale tchadienne (RNT).

Pour la première fois, en 2016, lors des manifestations au cours du scrutin présidentiel contesté, le Chef de l’État, Idriss Deby Itno, a aussi fait recours à Facebook pour exprimer son inquietude, et a appelé ses concitoyens à la retenue, cela à travers Internet.

Il y a de cela quelques mois aussi, le gouvernement tchadien avait annoncé une transition graduelle de ses ministères et institutions vers le monde virtuel par le biais de sites Internet officiels dont l’extension serait .td, notamment pour le Tchad.

Censures récurrentes…

Mais l’utilisation des réseaux sociaux au Tchad est loin encore d’atteindre des chiffres optimaux. Le taux de pénétration, tout comme l’électricité dans ce pays sous-développé et enclavé de l’Afrique centrale atteint à peine une dizaine de la population, pour environ 15 millions de citoyens. Il faut aussi noter, la censure récurrente de cet outil de communication par le régime de N’Djamena, à la moindre menace de protestations citoyennes. À cela, s’ajoute le coût exorbitant que doivent supporter les internautes tchadiens.

NDJAMENA 24

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