À Sotchi, Vladimir Poutine souhaite davantage rapprocher la Russie de l’Afrique

C’est une rencontre d’envergure à Sotchi, en Russie, du 22 au 25 octobre où prennent part au premier sommet et forum économique russo-africain une cinquantaine de chefs d’État et de gouvernement. Rejoints par leur homologue tchadien, Idriss Deby, les dirigeants russes et africains se rencontrent pour aborder des sujets de paix, sécurité et développement. Ledit sommet est toutefois vu comme une offensive économique de la Russie sur le continent africain, face aux influences occidentales, mais aussi, afin de contrer la Chine et l’Inde dans leur course pour des relations privilégiées avec l’Afrique.

Que compte en tirer la Russie de ce sommet ?

Les autorités russes organisent ce sommet notamment pour le renforcement de la coopération bilatérale avec le continent, en particulier, la coopération économique.

La Russie s’intéresse aussi davantage à l’Afrique afin de concurrencer l’influence grandissante de la Chine et de l’Inde sur le continent. Les deux pays asiatiques avaient déjà dans le passé organiser des hauts sommets qui ont vu la participation de plusieurs dirigeants africains dans la même optique.

Selon plusieurs opinions, des accords de coopérations sécuritaires devront aussi être signés ou évoqués lors de ce sommet. Le continent africain en terme de coopération militaire n’est pas terrain inconnu à l’armée russe qui opère présentement auprès des forces gouvernementales centrafricaines dans leur lutte contre des groupuscules politico-militaires internes.

Depuis 2017, « vingt nouveaux accords ont été signés , contre sept entre 2010 et 2017 » rapporte le média Le Monde.

Discours anti-colonialisme

Des discours anti-colonialisme et leurs échos ont été pour certains participants, mais aussi la Russie, le slogan clair de la rencontre. Découdre avec l’influence coloniale et française sur le continent est un message qui retentira sans nul doute à Sotchi.

« En route pour Sotchi, où j’ai été invitée à prendre la parole (…) Mon thème : Mettre fin à la colonisation française pour s’ouvrir sur le monde : les urgences du développement de l’Afrique francophone » informe une participante sur Twitter.

 De plus en plus présente sur le continent

La Russie, autrefois l’Union soviétique, n’entretenait de relations étroites qu’avec un groupe d’à peine une dizaine de pays, notamment Algérie, Libye, Mali, Burkina Faso, Benin, Guinée, Éthiopie, Angola, Mozambique et Madagascar. Cette coopération s’étend désormais à plus de la moitié des États du continent africain, y compris le Tchad.

Quels secteurs vise la Russie ?

Depuis son engagement sur le continent africain, la Russie multiplie agressivement ses investissements dans les domaines de l’énergie et des mines. Elle est présente dans une dizaine de pays africains, où elle exploite pétrole, gaz, minéraux et métaux.

En 2018, les échanges entre la Russie et l’Afrique s’élevaient à quelque 17 milliards de dollars contre seulement 760 millions en 1993.

NDJAMENA 24

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